Premier voyage en Thaïlande : 20 erreurs à éviter absolument

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By Stéphane Oliver

La Thaïlande est une destination accessible, mais certaines erreurs peuvent vite coûter cher : TDAC oubliée, assurance insuffisante, scooter loué sans permis, itinéraire trop chargé ou météo mal anticipée.

Voici les 20 erreurs à éviter pour préparer votre premier voyage en Thaïlande de façon plus simple, plus sûre et plus sereine.

Les erreurs à éviter en Thaïlande en résumé

Erreur Conséquence Solution
Oublier la TDAC Perte de temps à l’immigration La remplir dans les 3 jours avant l’arrivée
Partir sans assurance adaptée Frais médicaux élevés en cas d’accident Vérifier les plafonds, exclusions et rapatriement
Retirer trop souvent aux ATM Frais bancaires inutiles Retirer moins souvent et des montants plus importants
Confondre BKK et DMK Risque de rater un vol intérieur Vérifier l’aéroport de départ et prévoir une marge
Louer un scooter sans permis adapté Assurance non valable en cas d’accident Vérifier permis A/A2 et permis international
Mal choisir son île selon la saison Pluie, mer agitée ou ferries annulés Comparer la côte Andaman et le golfe selon le mois
Surcharger son itinéraire Fatigue et journées perdues dans les transports Limiter le nombre d’étapes

Avant de partir : formalités et préparation

Erreur n°1 — Oublier la Thailand Digital Arrival Card (TDAC)

Depuis le 1er mai 2025, la Thaïlande exige une carte d’arrivée numérique à remplir en ligne dans les 3 jours précédant l’arrivée dans le pays. Ce formulaire remplace l’ancien TM6 papier distribué dans l’avion.

Ce que ça coûte concrètement : Les voyageurs qui arrivent sans l’avoir remplie se retrouvent à compléter le formulaire sur place, souvent sur des tablettes mises à disposition à l’immigration — dans une file déjà longue, après 11 heures de vol. Dans certains cas, le contrôle aux frontières est plus lent et des questions supplémentaires sont posées.

La bonne approche : Remplissez la TDAC dans les 3 jours avant votre arrivée, via le site officiel du gouvernement thaïlandais. Conservez la confirmation sur votre téléphone, en version téléchargée — le Wi-Fi à l’aéroport n’est pas garanti.

Important : le formulaire TDAC est gratuit. Méfiez-vous des sites non officiels qui facturent ce service ou qui imitent l’apparence d’une plateforme gouvernementale.

Erreur n°2 — Ne pas vérifier la validité du passeport

La Thaïlande exige un passeport valide encore au moins 6 mois après la date d’entrée. Pas la date de retour — la date d’entrée. Beaucoup de voyageurs regardent la date d’expiration sans faire le calcul.

Ce que ça coûte concrètement : Vous pouvez vous voir refuser l’embarquement en France, ou être bloqué à l’immigration thaïlandaise à l’arrivée. Dans les deux cas, le vol est perdu et le voyage compromis.

La bonne approche : Vérifiez la date d’expiration dès la réservation du billet. Si votre passeport expire dans moins de 8 mois au moment du départ, renouvelez-le avant. La marge de sécurité supplémentaire vaut la tranquillité d’esprit.

Erreur n°3 — Partir sans assurance — ou avec une couverture médicale insuffisante

L’erreur la plus commune et la plus coûteuse. Beaucoup de voyageurs partent avec la couverture incluse dans leur carte bancaire, en pensant que c’est suffisant. Ce n’est généralement pas le cas.

Ce que ça coûte concrètement : Une hospitalisation dans un hôpital privé thaïlandais, souvent choisi par les étrangers pour la qualité des soins et la facilité de prise en charge, peut atteindre plusieurs milliers d’euros selon la situation. Un accident de scooter avec fracture, opération ou rapatriement médical peut vite représenter des dizaines de milliers d’euros. Les plafonds des cartes bancaires classiques ne couvrent pas toujours ce niveau de dépense. Vérifiez aussi si votre carte couvre les sports nautiques et la conduite de deux-roues — souvent exclus.

La bonne approche : Souscrivez une assurance voyage dédiée avec un plafond médical solide et une couverture rapatriement. Lisez les exclusions, notamment pour les scooters et les activités nautiques. Des assurances voyage spécialisées comme Heymondo ou Chapka peuvent être plus adaptées qu’une simple couverture de carte bancaire, à condition de vérifier les plafonds, les exclusions et les conditions liées au scooter. Notre comparatif des assurances voyage pour la Thaïlande vous aide à choisir selon votre profil, et notre guide des démarches d’assurance détaille ce qu’il faut vérifier avant de signer.

Erreur n°4 — Mal comprendre le visa run et ses limites réelles

Le visa run — sortir de Thaïlande pour revenir et obtenir un nouveau tampon — est une pratique connue. Mais beaucoup de primo-voyageurs pensent que c’est un droit acquis, reproductible à l’infini.

Ce que ça coûte concrètement : L’immigration thaïlandaise surveille les entrées répétées, surtout lorsqu’un voyageur enchaîne les séjours sans visa pour rester longtemps dans le pays. Même lorsqu’aucune limite automatique ne s’applique à votre situation, un agent peut demander des justificatifs ou refuser l’entrée s’il estime que vous détournez l’exemption de visa de son usage touristique.

La bonne approche : Si vous prévoyez de rester plus longtemps que la durée autorisée à l’arrivée, anticipez avec le bon visa dès le départ. Notre article sur le visa run en Thaïlande explique les règles réelles et les alternatives. Si vous envisagez un long séjour, le visa DTV mérite d’être étudié sérieusement.

Argent et paiements

Erreur n°5 — Retirer trop souvent aux ATM

Chaque retrait dans un ATM thaïlandais coûte généralement 220 THB de frais locaux, auxquels s’ajoutent parfois les frais de votre propre banque si votre carte n’est pas adaptée. Multiplié par plusieurs retraits sur deux semaines, cela devient une vraie dépense inutile.

Voyageur retirant de l'argent à un ATM dans une rue en Thaïlande
En Thaïlande, multiplier les petits retraits aux distributeurs peut vite augmenter les frais bancaires.

Ce que ça coûte concrètement : Sur deux semaines, une série de petits retraits peut facilement représenter 50 à 100 € de frais inutiles, surtout si votre banque française ajoute des frais de change ou une commission fixe à chaque opération.

La bonne approche : Retirez des sommes plus importantes en une seule fois, par exemple 5 000 à 10 000 THB, plutôt que de petits montants répétés. Utilisez une carte avec peu ou pas de frais à l’étranger, comme Revolut, Wise, N26 ou une carte bancaire adaptée au voyage. Notre article sur le change d’argent en Thaïlande détaille toutes les options.

Erreur n°6 — Compter uniquement sur sa carte bancaire

La Thaïlande reste très largement une économie en espèces. Marchés de nuit, restaurants de rue, tuk-tuks, petits temples, certains ferries, massages chez les indépendants : aucun terminal de paiement.

Ce que ça coûte concrètement : Vous ratez les meilleures adresses locales, celles qui n’ont pas de machine. Ou vous vous retrouvez bloqué sans cash à un embarcadère, dans un marché ou dans une zone moins touristique.

La bonne approche : Ayez toujours un minimum de 1 000 à 2 000 THB en liquide sur vous, quelle que soit votre destination. Dans les zones touristiques, la carte passe souvent — mais jamais partout.

Erreur n°7 — Ne pas prévoir de petites coupures

Arriver avec un billet de 1 000 THB pour payer un repas à 80 THB dans un marché de rue, c’est le moment où le vendeur vous regarde avec un sourire gêné — il n’a pas toujours la monnaie. Idem pour les tuk-tuks, les entrées de temples, les pourboires ou les petites échoppes.

Ce que ça coûte concrètement : Vous perdez du temps, vous devez acheter autre chose pour faire de la monnaie, ou vous vous retrouvez à payer avec une grosse coupure dans un endroit où cela arrange tout le monde sauf le vendeur.

La bonne approche : Lors d’un retrait ou d’un change, essayez d’avoir des billets de 100 et 50 THB en quantité. Gardez une réserve de petites coupures séparément. Les pourboires en Thaïlande se donnent presque toujours en liquide.

Transports et distances

Erreur n°8 — Sous-estimer les distances entre les destinations

La Thaïlande fait environ 1 650 km du nord au sud. Sur une carte, Bangkok, Chiang Mai et Koh Tao semblent proches. En pratique, Bangkok à Koh Tao, c’est environ 10 heures de trajet en combinant bus et ferry — parfois davantage selon les correspondances.

Ce que ça coûte concrètement : Des itinéraires impossibles à tenir. Des journées entières passées dans les transports. Des nuits de sommeil perdues dans des bus couchettes. Et une fatigue qui s’accumule jusqu’à ne plus profiter de rien.

La bonne approche : Pour les trajets longs, comparez toujours l’avion intérieur, le train, le bus et les combinés ferry. Les vols intérieurs peuvent parfois être très abordables lorsqu’ils sont réservés à l’avance, mais ils impliquent aussi les transferts vers l’aéroport et le temps d’attente. Notre guide des transports en Thaïlande détaille toutes les options par trajet.

Erreur n°9 — Réserver trop peu de temps entre deux îles

Passer de Koh Phi Phi à Koh Lanta un matin, et avoir une activité prévue l’après-midi sur la nouvelle île : c’est le genre d’erreur qui semble anodine sur le papier et catastrophique sur le terrain. Le ferry peut avoir du retard. Le transfert vers l’hôtel peut prendre plus longtemps que prévu. Il peut y avoir des vagues, de l’attente ou une mauvaise correspondance.

Ce que ça coûte concrètement : Des activités ratées, des transferts manqués, du stress dans un contexte où tout le monde autour de vous est détendu.

La bonne approche : Prévoyez systématiquement une demi-journée tampon les jours de transfert entre îles. Ne planifiez rien d’important le jour d’une traversée. Pour choisir vos îles en fonction de votre planning, notre comparatif quelle île choisir en Thaïlande peut vous aider à construire un itinéraire cohérent.

Erreur n°10 — Confondre Don Mueang et Suvarnabhumi

Bangkok a deux grands aéroports : Suvarnabhumi (BKK), qui accueille la plupart des vols long-courriers depuis l’Europe, et Don Mueang (DMK), utilisé par de nombreuses compagnies low-cost asiatiques pour les vols domestiques ou régionaux. Ils sont à environ 30 km l’un de l’autre.

Ce que ça coûte concrètement : Arriver à Suvarnabhumi avec un vol de correspondance intérieure au départ de Don Mueang, sans avoir prévu le transfert entre les deux, peut faire rater un vol. Le trajet entre les deux aéroports peut prendre de 45 minutes à 2 heures selon le trafic.

La bonne approche : Vérifiez systématiquement depuis quel aéroport part chaque vol. Si vous avez une correspondance entre les deux, prévoyez au moins 3 à 4 heures de battement, surtout si vous devez récupérer vos bagages et vous réenregistrer. Notre article sur les aéroports de Bangkok explique comment rejoindre chacun depuis le centre-ville.

Erreur n°11 — Louer un scooter sans permis A

C’est l’erreur la plus répandue — et potentiellement la plus grave. En Thaïlande, conduire un deux-roues motorisé nécessite un permis de conduire valable pour cette catégorie. En France, cela correspond généralement au permis moto adapté à la cylindrée, accompagné d’un permis international. Le permis B seul ne suffit pas dans la plupart des cas.

Voyageuse avec un casque devant un scooter dans une rue en Thaïlande
Avant de louer un scooter en Thaïlande, vérifiez votre permis, votre assurance et les conditions de conduite.

Ce que ça coûte concrètement : En cas d’accident sans permis adéquat, votre assurance voyage peut refuser de couvrir les frais médicaux, le rapatriement ou les dommages causés à des tiers. Un accident de scooter en Thaïlande avec hospitalisation peut atteindre des montants très élevés — entièrement à votre charge. Les loueurs de scooters ne vérifient pas toujours le permis, mais cela ne vous protège pas.

La bonne approche : Lisez notre article complet sur la location de scooter en Thaïlande avant de prendre une décision. Si vous n’avez pas le permis adapté, il existe des alternatives : songthaew, taxi, Grab, chauffeur privé ou excursions organisées.

Météo et choix des destinations

Erreur n°12 — Croire que la saison des pluies signifie pluie permanente

La saison des pluies en Thaïlande, généralement de mai à octobre selon les régions, fait peur aux primo-voyageurs. Beaucoup évitent ces mois en pensant que le pays est sous l’eau. La réalité est plus nuancée.

Ce que ça coûte concrètement : Payer des vols et des hôtels beaucoup plus chers en haute saison, alors qu’un séjour en juin ou septembre aurait pu être très agréable avec des pluies souvent concentrées en fin de journée.

La bonne approche : La saison des pluies ne signifie pas forcément pluie toute la journée. Il peut y avoir de belles matinées, puis une averse intense en fin d’après-midi ou en soirée. Certaines régions — notamment le golfe de Thaïlande — ont aussi leur propre calendrier météo. Notre article saison des pluies en Thaïlande détaille mois par mois ce à quoi s’attendre vraiment.

Erreur n°13 — Oublier que la météo varie selon la côte

La Thaïlande a deux grandes façades maritimes avec des saisons différentes : la côte Andaman, avec Phuket, Krabi, Koh Lanta ou Koh Phi Phi, et le golfe de Thaïlande, avec Koh Samui, Koh Phangan ou Koh Tao. Quand une zone est très agréable, l’autre peut être plus humide, plus venteuse ou moins favorable aux traversées.

Ce que ça coûte concrètement : Réserver deux semaines à Phuket en septembre-octobre sans savoir que cette période peut être très humide sur la côte Andaman — alors qu’une autre région du pays aurait parfois été plus adaptée selon le mois exact.

La bonne approche : Ne choisissez pas une île uniquement parce qu’elle est connue. Choisissez-la selon votre mois de départ. Côte Andaman, golfe de Thaïlande, nord et Bangkok n’ont pas toujours les mêmes conditions au même moment. Consultez notre guide météo Thaïlande et l’article quand partir en Thaïlande avant de choisir vos destinations. La règle de base : la côte Andaman est souvent plus favorable de novembre à avril, tandis que le golfe de Thaïlande peut rester intéressant une grande partie de l’année, notamment de janvier à septembre selon les îles. Mais ce calendrier varie selon les mois, les années et les destinations précises : vérifiez toujours la météo région par région avant de réserver.

Erreur n°14 — Choisir Phuket en pensant trouver la tranquillité

Phuket est la destination la plus visitée de Thaïlande. Patong Beach, sa plage la plus connue, est l’une des plus animées d’Asie du Sud-Est — ce qui peut être exactement ce qu’on cherche, ou exactement ce qu’on fuit.

Ce que ça coûte concrètement : Des primo-voyageurs qui arrivent à Phuket en cherchant des plages sauvages et un cadre naturel se retrouvent dans un environnement très touristique et très commercial. La déception est réelle, et elle était évitable.

La bonne approche : Phuket a des avantages réels : infrastructures, hôtels, restaurants, vie nocturne, accès aux îles voisines et grand choix d’activités. Mais ce n’est pas l’île la plus calme de Thaïlande. Si vous cherchez la tranquillité, regardez vers Koh Lanta, Koh Yao Noi, ou Khanom. Notre comparatif Phuket ou Krabi peut aussi aider à trancher.

Erreur n°15 — Aller à Koh Samui ou Koh Phangan sans vérifier la météo de la période

Le golfe de Thaïlande connaît sa propre saison des pluies, décalée par rapport à une partie du reste du pays. Novembre et décembre y sont souvent plus capricieux, avec parfois de fortes pluies, une mer agitée et des ferries retardés ou annulés.

Ce que ça coûte concrètement : Une semaine passée dans une chambre d’hôtel à regarder la pluie, avec des activités nautiques impossibles, des excursions reportées et des traversées plus incertaines.

La bonne approche : Avant de réserver sur ces îles, vérifiez la météo historique mois par mois. Koh Samui, Koh Phangan et Koh Tao peuvent être d’excellents choix à certaines périodes, notamment quand la côte Andaman est plus humide, mais elles ne sont pas idéales toute l’année. Notre comparatif Koh Samui, Koh Phangan et Koh Tao intègre les données météo par saison.

Sur place : logistique et comportement

Erreur n°16 — Aller à Bangkok sans plan de quartier

Bangkok est une ville immense, sans centre unique évident. Les temples incontournables comme Wat Pho, le Grand Palais ou Wat Arun sont dans le quartier historique de Rattanakosin. Les hôtels pas chers sont souvent autour de Khao San Road. Le shopping haut de gamme est autour de Siam. Les quartiers modernes et branchés sont plutôt vers Sukhumvit, Thonglor ou Ari. Se déplacer sans logique de quartier, c’est passer ses journées dans les embouteillages.

Ce que ça coûte concrètement : Deux heures de taxi pour faire quelques kilomètres aux heures de pointe. Une fatigue inutile. Des trajets Grab coûteux parce qu’on n’a pas pensé à l’itinéraire en amont.

La bonne approche : Organisez vos journées par quartier, pas par simple liste d’attractions. Utilisez le BTS, le métro aérien, et le MRT, le métro souterrain, pour les grands déplacements — c’est rapide, climatisé et prévisible. Notre guide visiter Bangkok et l’article sur les applications pour se déplacer à Bangkok vous donnent les bases.

Erreur n°17 — Monter dans un tuk-tuk sans négocier le prix avant

Le tuk-tuk est une icône de Bangkok. C’est aussi l’un des moyens de transport les plus chers de la ville si vous ne négociez pas avant de monter. Sans accord préalable, certains conducteurs annoncent un prix élevé à l’arrivée — et le rapport de force est rarement en votre faveur.

Voyageur devant un tuk-tuk, un temple et un marché de rue en Thaïlande
À Bangkok, mieux vaut fixer le prix du tuk-tuk avant le départ.

Ce que ça coûte concrètement : Payer 3 à 5 fois le prix réel d’un trajet. Ou tomber dans l’arnaque classique du « temple fermé aujourd’hui, je vous emmène voir un ami qui vend des bijoux ».

La bonne approche : Négociez toujours le prix avant de monter, et soyez prêt à partir si le prix ne vous convient pas. Pour les trajets réguliers, Grab est plus prévisible et moins sujet aux mauvaises surprises. Notre article sur les arnaques en Thaïlande liste les pièges les plus fréquents.

Erreur n°18 — Ne pas respecter le dress code dans les temples

Les temples bouddhistes thaïlandais ont des règles vestimentaires strictes : épaules couvertes, genoux couverts, pas de chaussures à l’intérieur des bâtiments sacrés. Ces règles s’appliquent aussi bien aux femmes qu’aux hommes.

Ce que ça coûte concrètement : Se faire refuser l’entrée et devoir acheter ou louer un vêtement sur place, souvent à prix touristique. Ou pire, ne pas comprendre les règles et déranger lors d’une cérémonie religieuse en cours.

La bonne approche : Gardez dans votre sac un paréo, un foulard léger ou un pantalon fluide — cela sert autant pour les temples que pour les trajets climatisés. Vérifiez les règles spécifiques avant de visiter les grands temples comme le Wat Phra That Doi Suthep à Chiang Mai ou le Grand Palais à Bangkok.

Deux autres règles culturelles à intégrer avant de partir : ne touchez jamais la tête d’un Thaïlandais, même celle d’un enfant — c’est la partie la plus sacrée du corps. Et ne pointez jamais vos pieds vers une personne, une statue de Bouddha ou un portrait royal — les pieds sont considérés comme impurs. Notre article sur les règles de savoir-vivre en Thaïlande couvre les situations les plus courantes.

Erreur n°19 — Manger uniquement dans les restaurants « pour touristes »

Les restaurants avec menus en photos plastifiées et traductions en cinq langues ont leur utilité. Mais passer deux semaines à ne manger que dans ces établissements, c’est passer à côté de la cuisine thaïlandaise réelle — et payer souvent beaucoup plus cher.

Ce que ça coûte concrètement : 200 à 300 THB pour un pad thaï moyen dans un restaurant touristique, contre 60 à 80 THB pour un plat excellent dans une échoppe locale ou un marché de rue. Sur deux semaines, la différence est significative.

La bonne approche : Repérez les restaurants où mangent les Thaïlandais : file d’attente à midi, tables simples, carte courte, parfois peu ou pas de traduction. Notre guide comment bien manger en Thaïlande donne les clés pour trouver les bonnes adresses sans parler thaï, et notre article sur les spécialités culinaires thaïlandaises vous prépare à ce que vous allez trouver dans l’assiette.

Le piège de l’itinéraire

Erreur n°20 — Surcharger son itinéraire et ne rien vraiment voir

C’est l’erreur la plus difficile à admettre parce qu’elle est invisible jusqu’à ce qu’on soit sur place. Un itinéraire de deux semaines avec Bangkok, Chiang Mai, Koh Samui, Krabi et retour par Bangkok semble parfaitement raisonnable sur le papier. En pratique, vous passerez plusieurs journées complètes dans les transports et vous n’aurez jamais vraiment le temps de ralentir.

Ce que ça coûte concrètement : La Thaïlande se vit lentement. Les meilleures expériences arrivent souvent quand on traîne : au marché du matin, dans un temple au coucher du soleil, sur une plage après le départ des excursions, dans un petit restaurant trouvé par hasard. Avec un itinéraire surchargé, vous cochez des cases au lieu de voyager.

La bonne approche : Pour deux semaines, choisissez plutôt entre le nord et le sud, ou limitez fortement le nombre d’étapes. Pour trois semaines, vous pouvez combiner les deux avec plus de marge. Consultez nos itinéraires détaillés — 2 semaines en Thaïlande, 3 semaines en Thaïlande, 1 mois en Thaïlande — tous construits avec des temps de transport réalistes.

Les 5 erreurs à retenir avant de partir

Si vous devez retenir cinq points de cet article avant de partir :

  1. La TDAC est obligatoire — remplissez-la dans les 3 jours avant l’arrivée et utilisez le site officiel.
  2. Vérifiez votre assurance — surtout le plafond médical, le rapatriement et les exclusions scooter ou sports nautiques.
  3. Prévoyez des transports réalistes — les distances sont plus grandes qu’elles n’y paraissent.
  4. Ne louez pas de scooter sans permis adapté — les conséquences financières en cas d’accident peuvent être très lourdes.
  5. Allégez votre itinéraire — deux destinations bien vécues valent mieux que cinq destinations survolées.

La Thaïlande est l’une des destinations les plus accessibles et les plus généreuses d’Asie. Avec une préparation honnête, elle pardonne presque tout le reste.

FAQ — Premier voyage en Thaïlande

Quelle est la plus grosse erreur lors d’un premier voyage en Thaïlande ?

La plus grosse erreur est de vouloir voir trop de destinations en peu de temps. Les distances sont longues, les transferts fatigants et les journées de transport s’accumulent vite. Pour un premier voyage, mieux vaut limiter les étapes et profiter vraiment de chaque lieu.

Faut-il remplir la TDAC avant un voyage en Thaïlande ?

Oui, la Thailand Digital Arrival Card est obligatoire pour les voyageurs étrangers entrant en Thaïlande, sauf cas particuliers comme certains transits sans passage par l’immigration. Elle doit être remplie en ligne avant l’arrivée, idéalement dans les 3 jours précédant l’entrée dans le pays. La TDAC est gratuite lorsqu’elle est remplie via le site officiel du gouvernement thaïlandais.

Peut-on louer un scooter en Thaïlande avec un permis B ?

Le permis B seul ne suffit généralement pas pour conduire légalement un scooter ou une moto en Thaïlande. Il faut un permis correspondant à la catégorie deux-roues, accompagné du permis international. Le vrai risque n’est pas seulement l’amende : en cas d’accident, l’assurance peut refuser de vous couvrir.

Combien de destinations prévoir pour 2 semaines en Thaïlande ?

Pour deux semaines, trois grandes étapes suffisent largement : par exemple Bangkok, Chiang Mai et une île. Au-delà, le voyage devient souvent trop chargé, surtout si les destinations sont éloignées les unes des autres.

Faut-il prendre une assurance voyage pour la Thaïlande ?

Oui, c’est fortement recommandé. Les frais médicaux dans les hôpitaux privés peuvent être élevés, surtout en cas d’accident de scooter, d’opération ou de rapatriement. Avant de partir, vérifiez les plafonds, les exclusions et les conditions de prise en charge.

Vous préparez votre premier voyage en Thaïlande ? Posez vos questions en commentaire : elles pourront aider d’autres voyageurs à éviter les mêmes erreurs.

🔄 Article mis à jour le 3 mai 2026

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Stéphane Oliver, fondateur de Portail Asie
Stéphane Oliver
Fondateur de Portail Asie & Expatrié en Thaïlande

Voyageur passionné et expert terrain. Depuis 2009, je vis l'Asie du Sud-Est au quotidien : adresses testées, itinéraires éprouvés et retours sans filtre.

Mon objectif : vous donner des infos fiables et actuelles pour réussir votre voyage.

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