La pollution en Thaïlande touche surtout le Nord pendant la saison sèche, lorsque les brûlis agricoles et les feux de végétation font grimper les niveaux de PM2.5. Chiang Mai, Chiang Rai, Pai et Mae Hong Son sont particulièrement exposés pendant la Burning Season.
Faut-il pour autant éviter la Thaïlande ? Non. Pour préparer votre itinéraire, il faut surtout connaître la période à risque, surveiller la qualité de l’air et prévoir une alternative si un épisode important touche le Nord.
📢 Bilan 2026 — mise à jour octobre 2026
La saison des fumées 2026 est terminée, mais elle a été particulièrement marquée dans le Nord. De forts épisodes de PM2.5 ont touché Chiang Mai, Chiang Rai et plusieurs provinces voisines entre fin mars et avril. Le 7 avril, les autorités thaïlandaises relevaient jusqu’à 314,3 µg/m³ à Chiang Mai, et une importante brume était encore visible par satellite le 22 avril.
Sources : Ministère thaïlandais de la Santé / PRD – situation du 7 avril 2026 et NASA Earth Observatory – avril 2026.
⚡ L’essentiel en un coup d’œil
- Quand ? La période la plus à risque s’étend généralement de fin février à fin avril, avec un pic souvent observé en mars et début avril.
- Où ? Le Nord de la Thaïlande est le plus concerné : Chiang Mai, Chiang Rai, Pai, Mae Hong Son et les provinces voisines.
- Et le Sud ? Les îles et les régions côtières sont généralement beaucoup moins touchées par la Burning Season du Nord.
- Conseil : n’annulez pas votre voyage en Thaïlande uniquement à cause de la pollution : adaptez votre itinéraire et vérifiez les données en temps réel.
Qu’est-ce que la saison des fumées en Thaïlande ?
La saison des fumées, ou Burning Season, est un phénomène récurrent pendant la saison sèche dans le Nord de la Thaïlande et plus largement en Asie du Sud-Est continentale.
La principale source de pollution est la combustion de biomasse : brûlis agricoles, résidus de cultures et feux de végétation. La fumée peut également traverser les frontières depuis les pays voisins. Les véhicules, l’industrie et d’autres sources locales contribuent aussi aux niveaux de particules fines.
Selon la NASA, l’activité des feux augmente généralement en février, mars et avril, avec un pic souvent observé en mars avant une diminution progressive lorsque les pluies deviennent plus fréquentes en mai.
Les dates à retenir
- Décembre à février : Bangkok et le centre peuvent connaître des épisodes de PM2.5 pendant la saison fraîche et sèche.
- Fin février : le risque commence généralement à augmenter dans le Nord à mesure que les feux et les conditions sèches se multiplient.
- Mars et avril : période la plus problématique pour Chiang Mai, Chiang Rai, Pai et une grande partie du Nord.
- Fin avril et mai : la situation s’améliore généralement progressivement avec l’arrivée de pluies plus régulières.
À retenir : il n’existe pas de date fixe de fin de la Burning Season. Songkran, autour du 13 au 15 avril, ne garantit pas le retour immédiat d’un air propre. En 2026, une importante brume était encore visible dans le Nord le 22 avril.
Quelles régions sont les plus touchées ?
Le phénomène concerne principalement le Nord de la Thaïlande. Chiang Mai, Chiang Rai, Lamphun et Mae Hong Son sont régulièrement touchés par les fumées issues des feux et des brûlis pendant la saison sèche.
Ces quatre provinces ont d’ailleurs été classées en Pollution Control Zones par les autorités thaïlandaises en septembre 2025 afin de renforcer les mesures contre les PM2.5 et les feux à ciel ouvert. Bangkok bénéficie également de ce statut.
Source : Thailand PRD – Pollution Control Zones.
Nord, Bangkok ou Sud : où le risque de pollution est-il le plus élevé en mars ?
La situation change chaque jour, mais voici la tendance générale pendant la Burning Season :
| Région | Risque typique en mars | Conseil voyage |
|---|---|---|
| Chiang Mai / Chiang Rai / Pai | Élevé à très élevé lors des pics | Vérifier l’AQI quotidiennement et prévoir une alternative |
| Bangkok | Variable | Des épisodes restent possibles pendant la saison sèche |
| Sud et îles | Généralement plus faible | Bonne alternative lors des pics dans le Nord |
Le Sud est généralement beaucoup moins exposé à la Burning Season du Nord, mais il n’est pas totalement à l’abri d’épisodes de pollution ou de brume transfrontalière.
Quel impact sur votre voyage ?
Lors d’un épisode important de PM2.5, les conséquences sont visibles bien au-delà des chiffres affichés par les applications :
- Visibilité réduite : les montagnes autour de Chiang Mai peuvent disparaître derrière un voile de brume, notamment depuis Doi Suthep.
- Activités extérieures moins agréables : trekking, vélo, moto et visites de points de vue deviennent beaucoup moins intéressants lorsque l’air est fortement dégradé.
- Inconfort possible : certaines personnes peuvent ressentir une irritation des yeux et de la gorge, de la toux, une gêne respiratoire ou d’autres symptômes pendant les épisodes importants.
Début avril 2026, les autorités sanitaires de Chiang Mai ont signalé une hausse du nombre de patients pendant les épisodes critiques de PM2.5. Parmi les effets à court terme figurent notamment l’irritation des yeux et des voies respiratoires.
Source : Chiang Mai Provincial Public Health Office / PRD – 2 avril 2026.
Faut-il éviter le Nord en mars et avril ?
Si votre itinéraire est flexible, mars et avril ne sont pas les meilleurs mois pour programmer un long séjour dans le Nord, surtout si vous souhaitez faire du trekking, profiter des paysages ou passer beaucoup de temps en extérieur.
Cela ne signifie pas qu’il faut annuler tout votre voyage en Thaïlande. La pollution est très variable d’une semaine à l’autre et ne touche pas toutes les régions de la même façon. Vérifiez l’AQI quelques jours avant votre arrivée et adaptez votre parcours en fonction de la situation.
Alternative : partir vers le Sud

En mars, le Sud est généralement beaucoup moins exposé aux fumées de la Burning Season. Vous pouvez notamment envisager :
- Krabi et Railay : pour les plages et les falaises calcaires.
- Koh Lanta : une bonne option pour un séjour plus calme.
- Koh Samui, Koh Phangan ou Koh Tao : des alternatives dans le golfe de Thaïlande.
Attention toutefois : « moins touché » ne signifie pas « toujours sans pollution ». Des épisodes de brume transfrontalière peuvent ponctuellement affecter le Sud selon les vents et les feux dans la région.
Comment se protéger pendant un pic de PM2.5 ?
1. Porter un masque adapté
Les masques chirurgicaux ou en tissu ne sont pas conçus pour filtrer efficacement les très petites particules de fumée ni pour assurer une étanchéité autour du visage.
Lors d’un épisode important, privilégiez un masque N95 ou FFP2 bien ajusté. Son efficacité dépend notamment de son ajustement au visage.
Source : CDC/NIOSH – protection contre les particules de fumée.
2. Surveiller la qualité de l’air
Ne vous fiez pas uniquement à l’apparence du ciel. Consultez régulièrement les mesures de PM2.5 et l’indice de qualité de l’air :
- Air4Thai : service officiel du Pollution Control Department thaïlandais.
- IQAir : pratique pour consulter rapidement les niveaux de pollution dans différentes villes.
Vous pouvez également consulter notre page de qualité de l’air en Thaïlande en temps réel.
3. Réduire les activités extérieures lorsque l’air est fortement dégradé
Lors des épisodes importants, les autorités thaïlandaises recommandent notamment de limiter les activités physiques prolongées en extérieur, en particulier pour les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires.
Si vous présentez une gêne respiratoire importante ou des symptômes inhabituels, demandez un avis médical.
Assurance voyage et problèmes respiratoires
Une forte exposition aux PM2.5 peut irriter les voies respiratoires et aggraver certaines maladies, notamment l’asthme. Avant votre départ, vérifiez donc les conditions de prise en charge des frais médicaux et des consultations ambulatoires prévues par votre assurance.
😷 Quelle assurance en cas de problème médical ?
Les garanties varient selon les contrats. Vérifiez notamment la couverture des consultations, des soins médicaux à l’étranger et de l’assistance avant de souscrire.
Heymondo propose notamment une téléconsultation médicale et une assistance accessible 24h/24 via son application. Vérifiez les garanties et exclusions de votre contrat.
En résumé : comment adapter son itinéraire ?
La saison des fumées en Thaïlande est un phénomène saisonnier important, mais elle ne touche pas tout le pays de la même façon ni avec la même intensité chaque année.
Pour organiser votre voyage :
- Considérez fin février à fin avril comme la période la plus à risque dans le Nord.
- Vérifiez l’AQI et les PM2.5 quelques jours avant votre arrivée à Chiang Mai, Chiang Rai ou Pai.
- Lors d’un épisode important, réduisez les activités extérieures et utilisez un masque N95 ou FFP2 bien ajusté.
- Si votre itinéraire est flexible, le Sud constitue généralement une meilleure alternative pendant les pics de Burning Season.
FAQ : pollution et Burning Season en Thaïlande
Bangkok est-elle polluée toute l’année ?

Non. Les épisodes de PM2.5 sont généralement plus fréquents pendant la saison fraîche et sèche, notamment entre décembre et février. La qualité de l’air tend à s’améliorer avec les pluies, mais elle reste variable et doit être vérifiée en temps réel.
Le 1er janvier 2026, par exemple, Bangkok enregistrait une moyenne de 55,8 µg/m³ de PM2.5, au-dessus du standard thaïlandais de 37,5 µg/m³.
Source : Bangkok Metropolitan Administration – PM2.5 du 1er janvier 2026.
La saison des fumées est-elle plus problématique pour les enfants ?
Oui. Les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires font partie des groupes considérés comme plus vulnérables lors des épisodes importants de PM2.5.
Lorsque la qualité de l’air est fortement dégradée, limitez les activités prolongées en extérieur et suivez les recommandations des autorités sanitaires locales.
Quand s’arrête exactement la Burning Season ?
Il n’existe aucune date fixe. La situation dépend des feux, du vent et surtout de l’arrivée des pluies. Elle commence généralement à s’améliorer vers la fin avril ou en mai.
Songkran, du 13 au 15 avril, ne marque donc pas automatiquement la fin de la pollution. En 2026, la NASA observait encore une importante brume autour de Chiang Mai le 22 avril.


